FIRO et MBTI : des outils de reference dans le coaching

Posté le 29 août 2017 par Betsy Kendall, Directrice des Opérations et Responsable Conseil et Formation, OPP, et Alice King, consultante senior, OPP

Le FIRO et le MBTI sont souvent considérés comme une combinaison gagnante en coaching. Quelle est la valeur ajoutée d’utiliser ces deux outils conjointement dans le coaching ?

L’indicateur MBTI aborde quatre aspects de notre personnalité qui, en se combinant, donnent un éclairage sur ce que nous sommes fondamentalement et sur ce qui nous motive. Cela fait du MBTI un outil de coaching puissant dans la mesure où il décrit de façon nuancée notre manière préférée de recevoir l’information, de prendre des décisions et d’interagir avec le monde qui nous entoure.
De l’autre côté, le FIRO permet de comprendre comment nous construisons nos relations interpersonnelles : il met en lumière notre façon spontanée de nous comporter avec les autres ainsi que ce que nous attendons en retour. 
Le FIRO permet de capter ce qui motive les gens et la manière dont ils gèrent leurs peurs. Il constitue ainsi un bon outil pour les coachs à la fois pour leur propre développement personnel et pour accompagner leurs sessions de coaching. 

 

En quoi le FIRO est-il complémentaire au MBTI ? 

Le FIRO évalue trois besoins interpersonnels fondamentaux qui conditionnent nos relations avec les autres. Ce n’est pas un outil d’évaluation de la personnalité dans son ensemble, comme le 16PF ou OPQ ; il fait le zoom sur les problématiques interpersonnelles telles que la capacité à développer des relations de confiance, à influencer les autres et à maintenir des relations constructives.

 

Se confronter à ses résultats FIRO peut représenter un challenge pour un coaché, dans la mesure où ils peuvent mettre en lumière ses réactions contre-productives face à certaines personnes ou à certaines situations, et exiger un changement de posture ou d’attitude.

Le FIRO-B (dans le questionnaire original, le B désigne « Behaviour » - comportement) est un questionnaire d’auto-évaluation composé de 54 items qui génère des scores sur six échelles dans trois domaines : l’Inclusion, le Contrôle et l’Affection (Implication, Influence et Proximité dans la récente version business du FIRO). C’est une approche rare dans le milieu des questionnaires de personnalité car elle évalue non seulement le degré auquel une personne aime exprimer les trois comportements, mais aussi le degré auquel elle attend ces comportements des autres. L’évaluation de ces comportements dits « exprimés » et « souhaités » permet d’identifier directement les zones de compatibilité entre personnes : ce que donne une personne satisfait-il ce que l’autre veut recevoir ? Cette approche s’avère très efficace lorsqu’un coaché cherche à améliorer ses relations professionnelles, et est également très précieuse pour comprendre la dynamique d’équipe.

Les scores exprimés et souhaités éclairent également sur des signaux ambigus que l’on puisse envoyer. Par exemple, une personne peut très bien inviter et impliquer d’autres personnes dans ses activités (inclusion exprimée élevée) mais être réticente à les joindre dans les leurs (inclusion souhaitée faible). Cette personne aime être l’hôte mais rarement l’invité. Les messages ambigus de ce type peuvent avoir un impact sur l’image de transparence que cette personne renvoie aux autres ainsi que la confiance qu’elle inspire, notamment à ceux qui ont des scores d’inclusion élevés.

Derrière l’apparente simplicité du FIRO se cache un outil fin et puissant. En effet, en conceptualisant l’outil FIRO, son auteur Will Schutz a procédé à une étude approfondie de nombreuses théories sur la manière dont les individus et les groupes se développent et fonctionnent. Le FIRO « extrait » l’essence de l’individu, il décrit ses besoins interpersonnels à la fois au travers des comportements qu’il adopte, mais aussi au travers de son concept de soi : dans quelle mesure nous pensons être importants, compétents et dignes d’être aimés. Ces croyances que nous avons sur nous-mêmes sont des facteurs importants de motivation souvent travaillés en coaching. 

Par exemple, si une personne ne se sent pas importante (ou bien elle « constate » qu’elle ne l’est pas), il peut lui être extrêmement difficile de se mettre dans une position où elle pourrait être rejetée (ce qui renforcerait son sentiment d’être insignifiante). Lors d’un coaching, elle pourrait ainsi se montrer réticente à l’idée d’impliquer davantage les autres, voire cela peut représenter un sujet sensible; et si elle envisageait un plan d’action dans ce sens, il ne serait pas surprenant qu’elle ne parvienne pas à le mettre en place. C’est ce type d’application qui rend le FIRO très utile dans le coaching.
Comme d’autres outils psychométriques, le modèle FIRO offre un cadre et un vocabulaire pour prendre conscience de son style, ce qui ouvre de nouvelles pistes à explorer pour le coaché. Associé au MBTI, il propose une vision unique des facteurs interpersonnels de motivation et des problèmes relationnels chez un individu.

Pour davantage d’informations sur l’utilisation du FIRO et du MBTI en coaching, vous pouvez écouter notre webcast (en anglais).
Si vous utilisez déjà les outils FIRO et MBTI en coaching, vous pouvez partager votre expérience ci-dessous. 

 

Posté dans

Mots-clés: