La désirabilité sociale dans les entreprises : vers un mode INFP ?

Posté le 21 juin 2017 par Catherine Balazot, consultante associée OPP

Le MBTI et les nouveaux paradigmes en entreprise.

L’entreprise a tendance à valoriser (implicitement ou pas, et consciemment ou pas)  certains modes de fonctionnement pour répondre à ses attentes ou à ses craintes.

Jusqu’ici le mode dit le plus « désirable » est ou était ESTJ

Et pourtant le monde bouge.

Inspiré du modèle de  Ken Wilber sur les évolutions de l’humanité, Fréderic Laloux dans son ouvrage Reinventing Organizations nous relate l’histoire des paradigmes en organisations et l’émergence d’un nouveau modèle. 
Ce modèle pourrait remettre en cause le principe même de la désirabilité sociale telle qu’elle est définie aujourd’hui.
L’humanité avance par bonds et à chaque stade tout change, de nombreux signes suggèrent que nous sommes au seuil d’un nouveau bond en avant, prêts à inventer un nouveau paradigme de management.

La désirabilité sociale dans les entreprises : vers un mode INFP ?
 

Au début était la vision ROUGE du monde, le stade impulsif : division du travail, autorité hiérarchique

Puis est venue la vision AMBRE, le stade conformiste ou traditionnel : processus reproductibles et organigramme stable
Puis la vision ORANGE, le stade de la réussite : innovation, responsabilité et méritocratie
Puis la vision VERTE, le stade pluraliste : autonomisation, culture des valeurs et respect des parties prenantes

Nous sommes passés d'une économie industrielle où on embauchait des bras, à une économie de la connaissance  où on embauchait des têtes, et maintenant à  une économie humaine  où on embauche des coeurs. 
 

Vers un nouveau modèle

Et donc se dessine un nouveau modèle celui du stade Evolutif, avec la vision OPALE pour Fréderic Leroux et INDIGO pour d’autres : une vision du monde où la recherche de sens, de justesse intérieure, et de plénitude amène à dompter l’égo. 

Certaines entreprises ont déjà intégré ces nouveaux modes de fonctionnement : l’auto-gouvernance, la plénitude et la raison d’être évolutive. 
Elles n’ont pas pour autant renoncé à l’efficacité et à la performance mais leur prisme est diffèrent et bien plus rentable car l’individu y a toute sa place.

Elles gardent le bon du mode ESTJ et intègrent la complémentarité du mode INFP :

  • E/I : La parole est collective et on voit de plus en plus de lieux de méditation à disposition des collaborateurs.
  • S/N : Dans la complexité du monde d’aujourd’hui elles inventent de nouvelles façons de faire pragmatiques et réalisables.
  • T/F : L’autorité existe toujours mais est distribuée ; et au delà des valeurs, ces entreprises ont crée un environnement protecteur où chacun se sent respecté, utile et responsable.
  • J/P : Les structures sont organisées et sont à l’écoute des informations émergentes qui les amènent à être constamment agiles.

Alors êtes vous prêt à expérimenter cette nouvelle désirabilité sociale ?

Catherine Balazot consultante associée OPP Catherine Balazot, consultante associée OPP

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